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Parque del Este

1957–1961, Caracas
Architecture du paysage : Roberto Burle Marx
Collaboration : Maurício Monte, Júlio César Pessolani Zavala, Fernando Tábora, John Stoddart, J. Maria de Araújo Souza ; Leandro Aristeguieta (botaniste), Augusto Ruschi (zoologue), A. Brandt (ingénieur)

Burle Marx réalise au Venezuela la plupart de ses projets hors du Brésil. Il fonde donc à Caracas la société Roberto Burle Marx y Arquitectos Associados, qui réunit les architectes Maurício Monte, Fernando Tábora, Júlio César Pessolani Zavala et John Stoddart.

Le Parque del Este est le plus grand projet réalisé par cette équipe multidisciplinaire. Dans une ville en rapide expansion, il devient le principal espace de détente. Ses 82 hectares se divisent en trois zones : la première accueille les collections zoologique et botanique ; la deuxième est consacrée à diverses activités de loisirs et comprend de grands espaces ouverts, des aires de jeux et des terrains de sport ; la troisième, au traitement plus architectural, est constituée d’une succession de cours intérieures inspirées de l’architecture vénézuélienne. Dans la cour A, la verticalité et l’horizontalité sont mises en valeur. Burle Marx dessine un panneau mural en carreaux doté d’une trame orthogonale, animé par des éléments de fontaine disposés horizontalement, tandis que des palmiers accentuent la verticalité. Pour la cour H, il prévoit un relief en béton dont les cercles se retrouvent dans le dessin de la pelouse, de la fontaine et des massifs floraux circulaires, ainsi que dans la forme des tables et des parasols d’un café.

Afin de pouvoir utiliser le plus grand nombre possible de plantes natives, Burle Marx et son équipe entreprennent des expéditions botaniques dans différentes écorégions du Venezuela. Dans la collection botanique, la disposition des plantes s’inspire largement des communautés végétales présentes dans la nature. L’entretien est pris en compte dès la conception du parc : un viveiro (pépinière) comprenant des espaces de multiplication et des jardins de culture doit permettre de remplacer les plantes mortes ; il sert aussi à former le personnel chargé de l’entretien. L’abandon des viveiros et la situation difficile au Venezuela expliquent le mauvais état de conservation actuel du Parque del Este.

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